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  • LUDOVIC-RODO PISSARRO

    LUDOVIC-RODO PISSARRO (1878-1952) DIT LUDOVIC-RODO PISSARRO

    Ludovic-Rodolphe est le quatrième fils de Camille et Julie Pissarro. Son premier prénom fut choisi en souvenir du peintre Ludovic Piette, décédé sept mois avant sa naissance. Au fil des années, Ludovic-Rodolphe devient « Rodo » pour la famille. Il adoptera ainsi le nom de « Ludovic-Rodo » pour signer ses œuvres.

    Tout comme ses frères Lucien, Georges, Félix et (Paulèmile), Paul-Emile dit « Paulémile », Ludovic-Rodo dessine très jeune sur les conseils de son père. En 1894, à l’âge de 16 ans, ses premières gravures sur bois (ap)paraissent dans le journal anarchiste Le Père Peinard. Jusque dans les années trente, il va ainsi contribuer à diverses publications (par) avec des bois gravés (aussi bien) tant en France qu’en Angleterre. En 1894, il rejoint son père en Belgique, là, il retrouve ses frères, Theo Van Rysselberghe, Henri Van de Velde et surtout Maximilien Luce. Dans les années 1898-1903, Il vit et travaille aux côtés de son père qui séjourne alternativement à Eragny-sur-Epte, à Paris et dans les ports normands et commence alors d’innombrables périples à travers la France et l’Europe (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Angleterre, Espagne).

    Il s’établit ensuite à Montmartre dans un atelier qu’il partage avec son frère Georges. Comme tant d’autres peintres, il est fasciné par la vie nocturne parisienne. Il exécute de nombreuses gravures sur bois, eaux-fortes, aquarelles et peintures ayant pour sujets les élégantes, les scènes de cabarets dans une veine souvent (marquée) influencée par le fauvisme.

    22,00  TTC
  • ANTONIN PERSONNAZ – LA VALLEE DE L’OISE EN COULEURS – AUTOCHROMES 1907-1914

    Si Antonin Personnaz (1854-1936) est surtout connu pour avoir donné à la France son importante collection de peintures impressionnistes aujourd’hui au musée d’Orsay et qui comprenait notamment 25 œuvres de son ami Camille Pissarro, il fut aussi un pionnier de la photographie en couleurs. Alors qu’il résidait souvent à Auvers-sur-Oise entre la fin des années 1890 et 1914, il réalisa de très nombreuses photographies en noir et blanc puis à partir de 1907 des autochromes montrant la vie rurale dans la vallée de l’Oise entre Auvers et Pontoise. Ce sont ces autochromes pour l’essentiel demeurés inédits et conservés par la Société française de photographie que l’exposition du musée Pissarro se propose de faire découvrir cet été.
    Ami et collectionneur de Camille Pissarro, c’est à lui que nous devons la majorité des photographies montrant le maître dans son atelier d’Eragny-sur-Epte mais aussi des portraits d’Emilio Boggio et d’Armand Guillaumin au travail.
    Personnaz a conçu la photographie comme un art sensible influencé par les œuvres des impressionnistes. Il a souvent pris pour sujets, le monde paysan, les moissons, les labours et les meules et plus souvent encore les bords de l’Oise, s’inspirant des gelées blanches ou encore des effets de soleil perçant les frondaisons des arbres en hiver.
    L’exposition du musée Pissarro qui présentera des vues de Pontoise, Auvers-sur-Oise et Nesles-la-Vallée, sera une belle découverte aussi bien pour les amateurs de photographies que de peintures impressionnistes.

    Du 26 juin au 3 octobre 2021 – Musée Camille-Pissarro

    22,00  TTC
  • Kazimir Malewicz

    Figure emblématique de la peinture moderne, le peintre russe Kazimir Malewicz (1879-1935) est le créateur révolutionnaire du Suprématisme dont le Carré noir (1915) reste l’œuvre emblématique. Au terme d’une évolution fulgurante, il proclama en 1919 la fin de la pratique picturale.

    Restés interdits en Russie, ses écrits enflammés n’ont connu une gloire posthume que dans le dernier quart du XXe siècle, en premier lieu en Europe occidentale. Il en fut de même pour la majorité de ses œuvres dont une grande partie restait encore ignorée avant la chute du mur de Berlin. Quant à sa biographie, victime de diverses censures politiques, elle fut de longues décennies durant l’objet d’affabulations les plus fantaisistes.

    Peu étudiées, la vie et l’œuvre de ce peintre, philosophe et transfuge polonais, travaillant en Russie dans une perspective largement européenne, restent à ce jour entourées d’une aura mythique. Le lyrisme de sa peinture a fasciné les générations de créateurs qui lui ont succédé, tandis que la plume enflammée de cet auteur mystique est, elle aussi, devenue légendaire.

    La monographie monumentale qu’Andréi Nakov a consacrée à cet artiste prophétique s’appuie sur plusieurs décennies de recherches effectuées aussi bien en Russie qu’en Europe occidentale et aux États-Unis.

    Dans les quatre volumes rassemblés dans ce coffret, l’auteur présente d’innombrables documents et faits inconnus à ce jour, de même que sont reproduits pour la première fois en couleurs des œuvres jusqu’à maintenant connues seulement de façon documentaire grâce à son catalogue raisonné paru en 2002.

    Le texte de l’ouvrage apporte un nouvel éclairage sur l’évolution de l’art moderne, dont Malewicz est l’un des piliers ; il révèle de nombreux faits culturels russes et occidentaux, des références oubliées ou occultées, et en donne une interprétation radicalement novatrice.

    L’auteur : Andréi Nakov

    Andréi Nakov est l’expert mondialement reconnu de Kazimir Malewicz et de l’avant-garde russe.
    Auteur du catalogue raisonné de Malewicz paru à Paris en 2002 aux éditions Adam Biro, Andréi Nakov a également publié L’Avant-garde russe aux éditions Hazan en 1984 et les Écrits de Malewicz en 1975 aux éditions Champ Libre. Il a organisé de nombreuses expositions dédiées au dadaisme, au constructivisme et à l’art abstrait, y compris une exposition Malewicz à la Tate Gallery de Londres en 1976. En 1977, il fut responsable de la section constructiviste de la xve exposition du Conseil de l’Europe « Tendances des années vingt » qui s’est tenue à la Nationalgalerie de Berlin.

    Historien d’art diplômé d’universités européennes et américaines, Andréi Nakov a également publié de nombreux ouvrages consacrés au futurisme, au dadaïsme, au constructivisme, à l’art abstrait européen et à l’art contemporain. Ses textes sont traduits dans de nombreux pays, y compris en Russie.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Andréi_Nakov

  • La femme, l’amour, la mort

    L’HISTOIRE

    Le livre souhaite attirer l’attention sur ces trois valeurs fondamentales de notre existence…
    Le récit et sa construction font penser parfois à une parabole… C’est aussi un voyage poétique qui décrit le chassé-croisé de trois femmes au destin très singulier et qui se confondent dans l’amour qu’elles inspirent au héros.

    LE STYLE
    Il utilise souvent des symboles et la métaphore pour toucher plus directement la sensibilité des lecteurs.

    LES FAITS
    Il existe des « vies » auxquelles on ne prête pas assez d’attention et dont on préfère parfois ignorer l’existence.
    Les autres espèces vivant sur terre à côté des humains, seraient-elles donc inférieures à eux?
    Que ressent vraiment le lecteur en explorant ce monde, puisqu’il ne l’observe pas toujours ou si peu ?
    Les animaux ? Il les domestique parfois pour les attacher à son service ou il les mène à la mort pour sa consommation !
    Comprend-il la diversité de leur mode de vie, de leur comportement ? Les végétaux ? Peut-il seulement imaginer qu’ils peuvent communiquer entre eux ?
    Combien d’espèces dans les forêts, par leur entrelacement, donnent la preuve d’une attraction évidente à laquelle nous ne comprenons que peu de choses, si nous ne sommes pas des forestiers ?
    Quelles questions viennent à l’esprit de l’homme quand il est en présence d’un arbre immense, vieux de plusieurs siècles ?
    Peut-il imaginer un instant tout ce dont celui-ci a été témoin depuis qu’il a commencé à grandir ? Et quelle a été sa vie et pourquoi aucun tronc ne ressemble jamais à un autre ?

    LE FOND

    Le livre voudrait être un éveil (pourquoi pas un réveil) au «vivant». Il voudrait aussi rappeler que vie et mort sont étroitement liées. C’est presque une « lapalissade » d’exprimer que sans l’une, l’autre n’existe pas.
    Le livre explique qu’il est possible, une fois mort ou presque, que l’on puisse revenir à la vie, sans être tout à fait le même.
    Que se passe-t-il à ce moment-là ? Que découvre-t-on pendant cette absence définitive ou temporaire : notre destinée ou une autre que l’on pourrait accomplir plus tard ou que l’on aurait pu vivre auparavant ? Mais quand y pensons-nous ? Quelles preuves en avons-nous ? La physique quantique nous a proposé une piste et a révélé certains indices que nous commençons à découvrir vraiment. Comment et pourquoi cette transformation s’exécute-t-elle ? Et avec quelle « énergie » ? Les théories abondent… L’amour semblerait être la meilleure piste, … et pourrait même aboutir à transmuter la haine en amour. (C’est la fin du livre !)
    Et nous, que faisons nous de cette hypothèse dans ce monde où l’on n’ose pas observer ou écouter la plupart des signes imperceptibles dans « notre dimension » et qui pourtant existent en nous et à côté de nous.
    Comment expliquer qu’il existe un lien suprême entre la Femme, l’Amour et… la Mort ?

    25,00  TTC
  • Les couleurs de la vie

    Étranges contes pour dire à celles qu’il aime sa profonde affection et son amour de la vie.
    Étranges contes dont la narration se teinte d’humour et de rêve pour protéger sa pudique déclaration.
    Étrange premier conte qui s’adresse aux plus jeunes découvrant la Terre qu’ils habitent et son devenir. Un vieux sage prend le rôle d’un ange pour aider dans les premiers pas de la vie.
    Étrange deuxième conte, dont l’humour permet d’aborder les sujets parfois douloureux que fut la condition féminine. Une belle leçon d’optimisme pour une mère en devenir.
    Étrange troisième conte où la perception magique de l’existence fait appel à des images d’un autre monde pour dire à celle qu’il aime depuis longtemps que les blessures de l’âme aussi anciennes et profondes qu’elles soient sont des piliers pour grandir en les pacifiant.

    18,00  TTC
  • LAISSEZ-LE VIVRE

    Le portail du « clos », une barrière derrière laquelle certains enfants peuvent se considérer comme en prison.
    Pour d’autres, comme « Pierre », c’est la frontière d’une nouvelle vie, celle qui sépare d’une enfance brisée, dans une famille qui l’avait emprisonné dans la haine.
    De cette première vie, il va puiser en lui les ressources pour résister à l’adversité . Il en aura besoin car plus tard, il va falloir se battre, quelques fois combattre contre lui-même.
    L’auteur nous raconte son enfance, puis sa vie d’homme, de père… avec pudeur, sans états d’âme et sans jugement.
    Un livre d’expériences de vies épuisantes, dans lequel le lecteur trouvera des réponses et un message d’espoir universel.
    Une vraie leçon de vie…

  • Collection Caroline et Maurice Verbaet

    Passion de Collectionneurs

    Cette nouvelle collection chez SELENA ÉDITIONS est une invitation à explorer le monde atypique des collectionneurs. Chaque ouvrage propose de découvrir un univers singulier, témoignant des goûts et des affinités esthétiques qui caractérisent les choix de ces personnalités d’exception. Car si chaque collection d’art est le fruit d’une passion, elle est, par essence, unique.
    La particularité de cette série est d’entrouvrir la porte de leurs domaines intimes rarement accessibles au public, dévoilant ainsi leur parcours d’amateurs éclairés.

    La Collection Caroline et Maurice Verbaet

    Ce premier titre nous convie à un voyage dans le monde insolite des artistes belges d’après-guerre grâce
    à l’ensemble des oeuvres de la collection « Caroline et Maurice Verbaet ». L’auteur, Camille Brasseur, nous propose une immersion originale en créant des points de convergence thématiques rapprochant notamment les oeuvres d’artistes tels que Pierre Alechinsky, Bram Bogart, Pol Bury, Jo Delahaut, Christian Dotremont, Jan Fabre, Luc Peire, Marc Mendelson, Henri Michaux, Antoine Mortier…

    Le portrait de ce couple de collectionneurs unis par le même enthousiasme passionné et la complicité du regard, complète cette sélection richement illustrée.

    Site Web de la Fondation : http://www.verbaet.com

    Le prix initial était : 29,00 €.Le prix actuel est : 25,00 €. TTC
  • L’impressionnisme au fil de l’Oise

    PEINTRES IMPRESSIONNISTES DANS LA VALLÉE DE L’OISE
    L’Isle-Adam – Auvers-sur-Oise – Pontoise

    Sur ses vingt derniers kilomètres, l’Oise réunie les communes de L’Isle-Adam, Auvers-sur-Oise et Pontoise. Les noms de leurs hameaux qui se blottissent sur les berges de l’Oise aux débouchés des petits rus qui entaillent le plateau du Vexin, ont tous été rendus mondialement célèbres par les titres des innombrables œuvres peintes par les grands noms de l’Impressionnisme. Le Valhermeil, Chaponval, l’Hermitage ou encore Le Chou suivent les courbes de l’Oise.
    Dupré à L’Isle-Adam, Daumier à Valmondois, Daubigny à Auvers-sur-Oise, Pissarro à Pontoise vont attirer à partir de 1855 et pendant près de cinq décennies, de nombreux peintres parmi lesquels Camille Corot, Paul Cézanne, Paul Gauguin ou encore Vincent van Gogh. La vallée de l’Oise dans ses dernières boucles avant sa confluence avec la Seine, constitue de fait un seul et même paysage où s’est écrit un volet essentiel de l’histoire de la peinture indépendante de paysage et singulièrement de l’Impressionnisme. Les noms des peintres liés à cette vallée reliée très tôt à Paris par le train, sont innombrables. Ce sont les dimensions charismatiques, militantes et pédagogiques de Charles-François Daubigny et de Camille Pissarro comme la présence de personnalité comme Paul Gachet, qui expliquent principalement cette remarquable richesse de cercles artistiques enchevêtrés sur trois générations.
    Cette vallée désignée comme l’un des archipels du contrat national de destination impressionnisme est ponctuée de lieux et de musées qui, bien que souvent de dimensions modestes, n’en constituent pas moins un exceptionnel tissu préservé d’une grande valeur patrimoniale où grande et petite histoire sont indis- sociables : Maison du Dr Gachet, Atelier de Daubigny, Auberge Ravoux, cimetière d’Auvers-sur-Oise avec notamment les tombes des frères Van Gogh, et les musées Camille-Pissarro (Pontoise), Charles-François Daubigny (Auvers-sur-Oise) et Louis-Senlecq (L’Isle-Adam).
    Cet ouvrage initié par ces trois musées, présente ainsi cette histoire picturale de la vallée en s’appuyant sur leurs collections mais aussi sur quelques œuvres célèbres qui aux quatre coins du monde lui assurent sa renommée.

    26,00  TTC
  • L’été des Nabis

    Dans leur maison d’été de Villeneuve-sur-Yonne en Bourgogne, l’animateur de La Revue Blanche, Thadée Natanson et sa femme Misia accueillent leurs amis artistes. Parmi eux, de jeunes peintres rebelles à l’académisme, influencés par Paul Gauguin, et des écrivains symbolistes, admirateurs de Stéphane Mallarmé. Pierre Bonnard, Maurice Denis, Édouard Vuillard, Félix Vallotton y côtoient Henri de Toulouse-Lautrec, Auguste Renoir, Maurice Maeterlinck, Octave Mirbeau, Tristan Bernard… Loin d’être une villégiature tranquille, le séjour de l’été 1898 sera chaud au bord de la rivière, sur tous les plans. Une température caniculaire record, mais aussi des événements exceptionnels qui vont bousculer les consciences, et s’inviter dans les habituels échanges et points de vue des artistes précurseurs.

    Très documenté à partir des témoignages et des correspondances des acteurs, ce roman souvent drôle tient en haleine le lecteur. L’auteur met en lumière les rapports des hommes et des femmes au fil des événements, leur engagement artistique prophétique et rend hommage à une amitié sans faille.

    24,00  TTC
  • DEMY VARDA – Essai de Généalogie Artistique

    On peut légitimement se demander pourquoi l’œuvre de Jacques Demy est encore aussi souvent minimisée, alors que la plupart des exégètes s’accordent désormais à en reconnaître l’intérêt et l’originalité profonde. La démarche de Guillaume Boulangé sera, on le devine, de comprendre pourquoi, en dépit de ses opiniâtres détracteurs, cette œuvre ne cesse de susciter un nombre aussi considérable d’imitations, d’emprunts et d’hommages en tous genres.Le livre aurait pu s’ouvrir directement au début des années soixante, avec les effets des premiers films de Demy sur ses contemporains. Mais il a semblé important de remonter aux origines les plus lointaines de son inspiration afin de mieux comprendre son rapport à la transmission et de cerner au plus près sa véritable identité d’artiste. Convaincu de l’existence d’un parallélisme fécond entre filiation parentale et filiation créatrice, l’arbre généalogique du cinéaste, dressé pour la circonstance, retrace son cheminement sur près de quatre-vingts années, de son enfance nantaise, dans les années trente, à nos jours. Une place importante est également réservée à Agnès Varda, dont le rôle fut essentiel à partir de 1991 pour la popularisation de son œuvre.Mais que le lecteur se rassure : le présent ouvrage n’est nullement celui d’un notaire pointilleux qui validerait de manière doctrinale un testament, ni celui de ces « chercheurs de merlettes » qui, jadis pour deux ou trois sous, aménageaient des filiations agréables à ceux qui le souhaitaient.Notre approche emprunte plutôt à l’activité du flâneur se promenant de film en film au gré des opportunités. L’objectif n’est donc pas tant d’appréhender le cinéma de Jacques Demy pour lui-même (ce travail est déjà en grande partie accompli), que de l’envisager dans les liens de filiation et de rupture qu’il tisse avec les œuvres de ses prédécesseurs, de ses contemporains et de ses successeurs.

    29,00  TTC
  • Vladimir Velickovic

    Vladimir Velickovic est né à Belgrade (Yougoslavie) en1935. Diplômé́ de la Faculté́ d’Architecture de Belgrade en 1960, il s’oriente vers la peinture et réalise sa première exposition personnelle en 1963. Il obtient en 1965 le prix de la Biennale de Paris, ville où s’installe l’année suivante et où il vit et travaille aujourd’hui encore. Il est révélé dès 1967 par une exposition à la galerie du Dragon et apparait aussitôt comme un des artistes les plus importants du mouvement de la Figuration narrative. Il a été marqué par les crimes de la Seconde Guerre mondiale, et a voué sa peinture à la représentation du corps. Déchiré, mutilé, secoué par des douleurs atroces, voué à d’épuisantes courses sans issue, éventuellement métamorphosé́ en chien ou en rat, le corps de l’homme est un champ d’investigation inépuisable pour Velickovic. 

    La découverte des tableaux de ce peintre à la renommée internationale est troublante : paysages désolés, horizons bouchés, visions de guerre et de carnage, gibets, pendus, crochets, rats, rapaces, chiens aux muscles bandés forment un univers macabre et agressif, où les représentations du monde et du corps humain sont autant d’illustrations des souffrances possibles. 

    Vladimir Velickovic a réalisé́ de nombreuses expositions personnelles à travers l’Europe, l’Asie et les États-Unis et reçu de prestigieux prix pour le dessin, la peinture et la gravure. Il est chef d’atelier à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris de 1983 à 2007. Vladimir Velickovic rejoindra à l’Académie des Beaux-Arts ses confrères de la section de peinture : Georges Mathieu, Arnaud d’Hauterives, Pierre Carron, Chu Teh-Chun, Guy de Rougemont, Yves Millecamps, Jean Cortot et Zao Wou-Ki. 

  • Serge Mansau

    Serge Mansau est un artiste en marge du monde de l’art dont l’œuvre de sculpture est restée à l’abri des regards. Ce qui laisse perplexe quand on sait qu’il est, depuis plus de quarante ans, l’un des plus grands créateurs de flacons de parfums, de ces objets que l’on a tous eus, un jour, entre les mains.

    Près de Paris, à la campagne, là où il a installé ses ateliers, où ses cabanes de verre ponctuent un parcours qui sublime le dialogue entre matériaux et senteurs, Serge Mansau entretient avec le temps – au début de notre XXIe siècle météoritique – une relation devenue rare. À la recherche du geste juste, il réinvente un monde dont la nature est le point saillant. A tel point qu’au delà des espaces qu’il s’est aménagé, c’est aussi son atelier à ciel ouvert qui lui apporte l’inspiration du moment et les objets qui prendront place dans ses œuvres : ici la feuille d’un arbre, là le caillou d’un chemin. Sculpteur, dessinateur, scénographe aussi, il peut tout à la fois travailler le verre, fondre les métaux, inciser le bois, faire dialoguer les matériaux qui trouveront leur place dans son processus de création.

    Il n’est jamais facile de parler de la création, encore moins pour un touche-à-tout comme Serge Mansau dont la sensibilité et les centres d’intérêt, d’ordinaire si peu simultanément exploités, dessinent chez lui un rare champ d’action. A l’image de son Colosse qui culmine à plus de six mètres de haut à l’entrée de sa maison, de ses Forêts d’hommes qui peuplent ses espaces de vie ou bien de ses nounours en verre qui renvoient l’image de l’enfance – la sienne, la nôtre – il ne cesse de réinventer un monde qu’il modèle à sa guise et qui trouve grâce à ses yeux. A l’instar de sa petite valise d’enfant contenant tous ses jouets, il emporte toujours avec lui sa minuscule boîte de couleurs dont on mesure tout à coup – au détour d’une phrase lorsqu’il l’extrait de sa poche – qu’elle structure une mise en abyme, qu’elle est l’atelier dans l’atelier. L’infiniment petit dans l’infiniment grand, c’est sans doute ce que tentent d’approcher les échanges avec Serge Mansau qui nous introduisent au cœur de la création artistique.

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