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Pierre Bur

Après avoir été enfant de troupe, en mai 1944, opte pour l’école de la garde de Gueret, une subdivision de la gendarmerie. Trois semaines plus tard, toute l’école prend le maquis. Il se heurte alors à la division SS Das Reich responsable d’Oradour sur Glane la veille. Nous sommes le 11 juin.

Fait prisonnier les armes à la main, il sera déporté à Buchenwald puis dans un de ses kommandos, les mines de sel de Stassfurt.

À son retour, il optera pour le Maroc, puis fin 1950 il sera désigne pour l’Indochine.

À sa sortie de l’école des Officiers de Gendarmerie, il est affecté en Algérie. En tant que jeune lieutenant, on lui confie la création d’un escadron puis on lui demande d’organiser l’un des deux premiers commandos de chasse de Gendarmerie dans l’Ouarsenis.

L’originalité de son parcours tient au fait qu’il est sans doute le seul officier de Gendarmerie à avoir franchi toutes ces étapes : enfant de troupe, les camps de la mort, l’Indochine et l’Algérie ou il commande une unité́ combattante.

La fin de sa carrière est plus paisible, il prend le commandement d’une compagnie, en tant que capitaine. Chef d’escadron, il est ensuite affecté comme directeur des études dans un centre de gendarmes auxiliaires. Il n’y restera que quelques mois. Au terme d’un itinéraire exceptionnel, il est récompense par de nombreuses décorations : officier de la Légion d’Honneur, médaille militaire à titre exceptionnel, Croix de guerre, Croix des Théâtres d’opérations extérieurs, médaille de la déportation, Croix de la Valeur militaire, etc.

Pierre Bur fait valoir ses droits à la retraite à l’âge de 45 ans avant d’entamer une carrière civile.

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