Archives de blog

Leo Breuer né en 1893, appartient à la seconde génération des pionniers de l’art abstrait construit. Après une période figurative qui le rattache à la Nouvelle Subjectivité, il évolue entre les deux guerres vers un art non figuratif. A partir de 1946, il est l’un des membres actifs aux côtés d’Auguste Herbin du Salon des Réalités Nouvelles puis à l’aube des années cinquante, il contribue par ses recherches picturales en trois dimensions à préparer l’émergence de l’art cinétique et optique qui seront bientôt popularisés en France et dans le monde par des artistes comme Vasarely, Agam, Soto ou encore Cruz-Diez.

Travaillant simultanément en Allemagne et en France où il conserve longtemps des ateliers, il reçoit dans ces deux pays des commandes pour de nombreuses réalisations monumentales et il sera l’un des acteurs majeurs qui renforceront les liens entre les scènes artistiques française et allemande entre 1950 et 1975, année de sa disparition.

La donation faite par son fils Jacques Breuer au musée de Pontoise est représentative de la diversité des techniques et de son évolution au sein de l’art construit européen des années 1950 à sa mort survenue en 1975.

PEINTRES IMPRESSIONNISTES DANS LA VALLÉE DE L’OISE
L’Isle-Adam – Auvers-sur-Oise – Pontoise

Sur ses vingt derniers kilomètres, l’Oise réunie les communes de L’Isle-Adam, Auvers-sur-Oise et Pontoise. Les noms de leurs hameaux qui se blottissent sur les berges de l’Oise aux débouchés des petits rus qui entaillent le plateau du Vexin, ont tous été rendus mondialement célèbres par les titres des innombrables œuvres peintes par les grands noms de l’Impressionnisme. Le Valhermeil, Chaponval, l’Hermitage ou encore Le Chou suivent les courbes de l’Oise.
Dupré à L’Isle-Adam, Daumier à Valmondois, Daubigny à Auvers-sur-Oise, Pissarro à Pontoise vont attirer à partir de 1855 et pendant près de cinq décennies, de nombreux peintres parmi lesquels Camille Corot, Paul Cézanne, Paul Gauguin ou encore Vincent van Gogh. La vallée de l’Oise dans ses dernières boucles avant sa confluence avec la Seine, constitue de fait un seul et même paysage où s’est écrit un volet essentiel de l’histoire de la peinture indépendante de paysage et singulièrement de l’Impressionnisme. Les noms des peintres liés à cette vallée reliée très tôt à Paris par le train, sont innombrables. Ce sont les dimensions charismatiques, militantes et pédagogiques de Charles-François Daubigny et de Camille Pissarro comme la présence de personnalité comme Paul Gachet, qui expliquent principalement cette remarquable richesse de cercles artistiques enchevêtrés sur trois générations.
Cette vallée désignée comme l’un des archipels du contrat national de destination impressionnisme est ponctuée de lieux et de musées qui, bien que souvent de dimensions modestes, n’en constituent pas moins un exceptionnel tissu préservé d’une grande valeur patrimoniale où grande et petite histoire sont indis- sociables : Maison du Dr Gachet, Atelier de Daubigny, Auberge Ravoux, cimetière d’Auvers-sur-Oise avec notamment les tombes des frères Van Gogh, et les musées Camille-Pissarro (Pontoise), Charles-François Daubigny (Auvers-sur-Oise) et Louis-Senlecq (L’Isle-Adam).
Cet ouvrage initié par ces trois musées, présente ainsi cette histoire picturale de la vallée en s’appuyant sur leurs collections mais aussi sur quelques œuvres célèbres qui aux quatre coins du monde lui assurent sa renommée.

Considéré à son époque comme le concurrent « constructiviste » de Malevitch, Tatline acquit une célébrité européenne dès le début des années vingt. Il fut par la suite considéré comme une des gloires du nouvel art «constructiviste». Mais la connaissance de son œuvre se limitait alors, et probablement aujourd’hui encore à son «Monument à la IIIe internationale» (1919-1920).

Les sources de son évolution et surtout l’apparition de ses reliefs abstraits (années 1914-1915) sont pour la première fois abordées en détail grâce à un apport important de faits nouveaux (images, documents, comparaisons) et aussi grâce à une nouvelle interprétation.

La visite que Tatline effectua au mois de mars 1914 à Picasso et le choc créateur qui en résulta, sont présentés dans une nouvelle lumière. Le rapport cubisme - art abstrait, est une autre nouveauté de ce livre qui aborde la naissance de la sculpture abstraite – à Paris ainsi qu’en Russie (la fameuse exposition «0.10» à laquelle Malevitch présenta son Carré noir).

Les premières sculptures abstraites de Tatline (et de l’art moderne) y sont étudiées en détail.

Une publication étroitement liée à l’exposition sur le Cubisme au Centre Pompidou du 17 octobre au 25 février 2018.

3/19